La cryothérapie du corps

La Cryothérapie du Corps  Entier (CCE)

Les progrès de la cryogénie, science examinant la réaction de la matière aux températures extrêmement basses, ont permis de trouver un moyen de lutter efficacement contre l’inflammation des tissus.

 Le CCE offre une alternative encourageante dans le traitement des douleurs et des états inflammatoires divers. Par cet effet, il permet de lutter aussi de façon plus générale contre les phénomènes de vieillissement tissulaire. Le stress étant parfaitement contrôlé et de courte période, les bio stimulines sécrétées à la suite de l’exposition au froid extrême vont être utilisées à d’autres fins, c’est ce qui explique les nombreux effets bénéfiques observés tant chez l’athlète que chez le patient.

La thérapie du corps entier

est utilisée depuis les années 80, surtout dans le nord de l’Europe pour le traitement des états inflammatoires d’origine rhumatismale et aussi en médecine et traumatologie sportives. Plus de cinq ans d’application de la cryothérapie générale dans la médecine du sport ont permis de mettre en évidence les applications suivantes :

. traitement des traumatismes sportifs aigus tels que des contusions des

muscles, les hématomes intramusculaires, les entorses des articulations, les lésions des ligaments extra articulaires du 1er degré;

 • traitement des traumatismes chroniques de surcharge – tels que l’enthésopathie, la tendinopathie, l’ostéochondrose, les troubles rotuliens-

cruraux, l’affection de la coiffe du rotateur, le syndrome chronique de la périostite tibiale;

• traitements complémentaires après les opérations intra-articulaires de reconstitution et les opérations de tendons, des ligaments, des muscles et des os;

Régénération biologique et prophylaxie des traumatismes chroniques au cours de l’entraînement intensif et la préparation aux championnats.

Suppression de la douleur et renforcement musculaire

Dans la plupart de ces syndromes, le plus important est de supprimer la douleur et ensuite de faire des exercices renforçant les muscles dont les insertions ont été endommagées. L’effet analgésique et anti-inflammatoire de la CCE (Cryothérapie du Corps Entier) fait qu’elle donne des meilleurs résultats que les traitements classiques. Aujourd’hui la CCE (Cryothérapie du Corps Entier) est utilisée aussi pour améliorer les performances des sportifs mais aussi pour faciliter la récupération après l’effort.

En effet les Dr. Sandra Uckert, de l’université de Dortmund, et Wilfried Joch, de l’université de Munster en Allemagne, ont démontré qu’un court séjour réfrigéré permettait d’abaisser la fréquence cardiaque. Ce qui les a conduit à proposer ce type de préparation pour augmenter les performances sportives.

D’ailleurs pour la dernière coupe du monde de rugby, l’équipe d’Irlande avait choisi, comme elle le fait depuis 6 ans, d’aller se refroidir en Pologne, dans des chambres de froid. Et le football n’est pas en reste non plus, les meilleurs clubs commencent à s’équiper.

A qualité et quantité égales, l’athlète qui réussira le mieux est celui qui récupérera le mieux.

La cryothérapie soulage les articulationsLes progrès de la cryogénie, science examinant la réaction de la matière aux températures extrêmement basses, ont permis de trouver un moyen de lutter efficacement contre l’inflammation des tissus.

Le froid au secours des problèmes de peau et …

Nous possédons malheureusement encore très peu d’études scientifiques sur le sujet car ce n’est que récemment que les cabines de froid ont fait leur apparition dans cette partie de l’Europe, cependant certaines études sont en cours et ont permis d’observer que : outre les pathologies de

l’appareil locomoteur, les états inflammatoires de la peau peuvent aussi être améliorés (psoriasis, eczéma et autres dermatites…).
En Russie, on soigne aussi les dépressions légères grâce à une libération d’endorphines qu’elle semble stimuler. L’esthétique n’est pas en reste non plus, la CCE permet de lutter contre la cellulite et aide à perdre du poids. Plongé dans le froid l’organisme se met à brûler beaucoup de calories, ce qui fait perdre de 1 à 3 Kg par cure. L’organisme puise dans ses réserves de graisse qui diminuent tout comme la cellulite. Selon les médecins russes, la cryothérapie stimule également l’immunité. Mais encore une fois, ce sont surtout les vertus antalgiques et antiinflammatoires qui sont utilisées.

Le CCE : un anti-douleur efficace

En fait c’est le Dr Toshiro Yamauchi qui fut le premier à proposer son utilisation face aux personnes atteintes de maladies rhumatismales. Mais c’est en Allemagne que ce sont multipliés les caissons de froid. On en dénombre près de 80. Toutes les études menées Outre-Rhin vont dans le même sens: pas de guérison miraculeuse, mais soulagement transitoire des douleurs et symptômes.

 L’action antalgique et anti-inflammatoire se manifeste en général après une vingtaine de séances.

Notre centre s’intéresse tout particulièrement aux traitements des douleurs de même qu’à l’accompagnement des sportifs en préparation tout comme en phase de récupération.

Le centre est aussi axé sur l’étude de la physiologie du vieillissement et il semble que le fait d’exposer le corps à une situation de stress inhabituel et extrême fait que le corps sécrète toute une série de biostimulines dont l’organisme se sert une fois le stress annulé. D’autre part celui-ci étant de courte durée, la CCE ne provoque pas de lésions. La CCE se montre aussi très utile dans la réduction de la prise d’anti douleurs et anti-inflammatoires. Des cures répétées permettent une diminution globale des antalgiques et c’est ce que veulent les patients: être soulagés sans effets secondaires.

Le CCE, une solution non-médicamenteuse, sans effets secondaires

L’effet de l’iatrogénie médicamenteuse n’est pas nouveau. En 1998, une enquête du Journal of  the American Medical Association révélait que 106.000 citoyens américains seraient morts après une utilisation de leurs médicaments dans des conditions normales, c’est à dire sans erreur de prescription, sans abus ni surdosage! Par ailleurs on estime à plus de 2 millions les personnes qui sont tombées malades à la suite de la prise d’un médicament.

Selon les experts, on évalue que, un patient sur quinze a un risque d’accident iatrogène et 5% un risque de décès. Et les médicaments

prescrits dans les pathologies inflammatoires sont responsables d’effets secondaires nombreux tels que : des risques hémorragiques, réactions cutanées, des hépatites médicamenteuses, des insuffisances rénales, des troubles respiratoires, bref tous les organes peuvent être touchés et je ne parle pas des interactions médicamenteuses. La cryothérapie offre une alternative dans le traitement des douleurs. Le seul regret, c’est l’absence d’étude de qualité permettant d’affirmer ce que l’on constate depuis plus de 20 ans.

Maintenant que la technique commence à s’implanter partout en Europe, nous sommes convaincus que, d’ici peu, les études vont venir confirmer ce que l’on suppose par simple déduction rationnelle. Il est vraiment nécessaire d’entamer des études pour mieux comprendre les mécanismes d’action. Avec cette cabine de froid dans le cabinet Bionomie Center, on espère avancer des arguments scientifiques suffisants afin que d’autres centres et cliniques puissent bientôt s’équiper pour le bien-être de ses patients et offrir une alternative aux traitements des pathologies inflammatoires pour lesquelles, hormis les nombreux médicaments anti-inflammatoires, il n’existe à l’heure actuelle que peu d’alternatives.

Une séance en cryothérapie du corps entier

La cryothérapie du corps entier permet de réaliser pendant 2 à 4 minutes une exposition de la surface cutanée du corps entier hormis la tête, à une température de -120°C à -160° C, créant ainsi un véritable choc thermique. A cette température le sang délaisse les vaisseaux périphériques et se concentre sur les organes internes. Le choc a stimulé toutes les ressources de l’organisme et toutes les défenses immunitaires. La cryothérapie du corps entier par le biais vraisemblablement d’enképhalines et de la vasodilatation secondaire à l’exposition cutanée au froid a des effets antalgiques, anti-inflammatoires, myorelaxants, et psychostimulants. Les patients, lors des séances, sont en tenue de bain, avec des protections au niveau des extrémités (mains et pieds). Ils doivent sautiller sur place et respirer calmement en insistant sur les phases expiratoires. Le port d’un masque est souhaité car l’inhalation du gaz peut être dangereux. Les séances sont quotidiennes parfois biquotidiennes et nous réalisons entre 10 et 20 séances d’exposition par cycle de traitement.

Contre-indications

Les contre-indications à cette thérapeutique sont les myocardites, les troubles vasculaires, le syndrome de Raynaud, les cryoglobulinémies, les crises d’asthme déclenchées par le froid et les affections non stabilisées.

Seuls les patients munis d’une autorisation médicale pourront accéder aux séances. Malheureusement les patients ne pourront pas encore bénéficier de remboursement car le traitement n’est pas encore repris dans la nomenclature.

Cliniquement, les effets constatés sont:

anti-inflammatoires et antalgiques. La cryothérapie du corps entier permet un refroidissement optimal sans avoir les inconvénients du contact direct du froid sur la peau. Dans l’une de ses études, le Dr Savalli, montre que la température descend, au sortir de la chambre froide, à 9,04+/-3,78. La température étant prise au niveau du mollet. Dans tous les cas les températures reviennent à 85% de la température de départ .

Au sortir de la chambre froide, les températures les plus basses ont été mesurées au niveau du mollet avec une température moyenne inférieure à 10 degrés. Les températures cutanées remontent très rapidement, mais à 20 minutes, les températures mesurées restent inférieures aux températures de référence. En ce qui concerne la température centrale, il a été constaté une baisse significative, mais différée et transitoire de 0,63°c observée à cinq minutes. A 20 minutes la différence n’est plus significative.

Effet anti-inflammatoire

Le froid extrême provoque une vasoconstriction du réseau périphérique au profit de la circulation centrale. L’exsudation plasmatique diminue, tout comme l’histamine qui renforce la diminution de la perméabilité capillaire. L’hypoxie , les déchets tissulaires et la quantité de fibrine baissant également, concourent à diminuer la pression oncotique. Les médiateurs chimiques impliqués dans l’inflammation sont aussi diminués et cela d’autant plus que le métabolisme de base est ralenti.

Pour ces raisons, l’oedème est moindre et donc la douleur aussi; ce qui facilite les traitements de mobilisation et de kinésithérapie.

Effet antalgique : réduction de la douleur

Il découle naturellement de l’effet anti-inflammatoire. En effet, si la libération des médiateurs de l’inflammation est diminuée, il en va de même des messages nociceptifs.

Par ailleurs, la réduction du métabolisme tissulaire protège les tissus contre l’ischémie et donc provoque une réduction de la douleur.

Enfin, lorsque la température cutanée descend en dessous de 13°, la conduction des fibres C et A delta, responsables de la sensibilité thermo-algique périphérique ralentit.

Malgré la réversibilité de l’inhibition nociceptive les études montrent que les phénomènes d’antalgie persistent sans désensibilisation des tissus cutanés. Le bombardement de la réticulée au niveau du bulbe cérébral par des influx véhiculant la sensation de froid réaliserait un blocage des influx nociceptifs par inhibition compétitive.

Et comme dans la cryothérapie du corps entier de nombreux récepteurs thermiques sont ainsi stimulés. Cette stimulation thermique réalise un «détournement» du cerveau vis à vis de la douleur. L’hypnose agit finalement de la même manière.

 EFFETS GENERAUX

UNE ETUDE SUR LA PRODUCTION D’ENDORPHINES EST EN COURS

 EFFET SUR LE COLLAGENE

Par contre l’étude du froid sur le collagène (éléments des tendons, des ligaments et des muscles) a montré que le froid rend les fibres plus élastiques et résistantes à l’extension. De plus, l’influence du froid sur les muscles limite la spasticité et diminue la tension inter-tissulaire.

EFFET CARDIO-VASCULAIRE

Le froid provoque une stimulation du système sympathique et donc accélère le rythme cardiaque. La vasoconstriction périphérique qui a lieu lors du refroidissement est à l’origine d’une redistribution centrale, et donc cardiaque, du flux sanguin. Le volume d’éjection systolique est donc augmenté. Mais il s’en suit une augmentation du flux sanguin au niveau musculaire. L’apport en oxygène est meilleur et l’élimination des déchets facilitée. Dès lors, à l’effort, vu la meilleure délivrance en oxygène, le rythme cardiaque ne nécessite pas une fréquence aussi élevée qu’en condition standard. Le principe du «choc thermique» fait penser que des séances répétées de CCE puissent diminuer de manière prolongée la fréquence cardiaque.

On attend que des études viennent confirmer que la CCE puisse réduire le rythme cardiaque des sportifs lors de la préparation à la performance.

La CCE serait-elle un moyen efficace en ce qui concerne la récupération musculaire grâce à cette redistribution vasculaire.

Sur le plan vasculaire, il a été démontré que la pression artérielle systolique augmente de façon significative cependant l’exposition au froid. Ce qui a permis de définir l’hypertension artérielle comme contre-indication .

EFFET SUR L’EXERCICE MUSCULAIRE

La difficulté dans l’analyse de la littérature

traitant des bénéfices apportés par le refroidissement en ce qui concerne la performance musculaire est la diversité des protocoles d’étude, des conditions de refroidissement et des conditions dans lesquelles l’exercice musculaire a lieu. On peut cependant dégager deux principaux types l’études : les études évaluant la performance musculaire pour des exercices «maximaux et brefs» et celles évaluant la performance pour des exercices «prolongés et non maximaux».

Exercices maximaux

De toutes les études réalisées, un seul point reste consensuel, tous les sportifs étudiés ont le sentiment de réaliser l’exercice après refroidissement avec plus de facilité, moins de souffrance.

A la lecture des différentes études réalisées sur le sujet, on peut penser que la faille méthodologique réside peut-être dans la période de réchauffement allouée au sportif avant l’exercice maximal. Il se pourrait que les résultats soient plus en faveur de refroidissement cutané si la méthodologie prévoyait un retour à la température cutanée avant d’effectuer l’effort maximal.

Exercices sous maximaux

Sur ce point, les publications sont plus nombreuses et plus consensuelles. Il parait presque convenu que le refroidissement cutané améliore les performances musculaires pour des efforts d’endurance. Mais il faut tenir compte de la température extérieure et du taux d’humidité. Le refroidissement cutané dans des conditions chaudes et sèches apporte un bénéfice non négligeable. Les efforts proposés dans ces études sont de l’ordre de 30 à 40 minutes avec une VO2 max aux alentours de 65%.

Effet sur les lactates

Rien de probant n’existe sur le sujet.

EFFET SUR LE SYSTEME HYPOTHALAMO-HYPOPHYSAIRE

Sur le plan physiologique, nous avons vu que les auteurs s’accordent à dire que le froid est à l’origine d’une stimulation du système nerveux sympathique et donc de l’axe hypothalamo-hypophysaire. Les hormones surrénaliennes, l’hormone de croissance, les hormones thyroïdiennes et aussi les hormones sexuelles vont être stimulées. Donc essentiellement les hormones anabolisantes. Par contre le taux de prolactine diminue. Sa sécrétion par l’antéhypophyse est médiée par la dopamine qui, lorsqu’elle augmente, inhibe sa sécrétion. Et la dopamine est sécrétée par l’hypothalamus en réponse à une stimulation sympathique.

EFFET SUR L’IMMUNITE

l’IL6, les leucocytes et monocytes augmentent après une exposition au froid. Ce qui voudrait dire que cela permettrait d’avoir un système immunitaire mieux préparé à la réponse inflammatoire, surtout en phase aigue. Et une exposition répétée permettrait d’augmenter les défenses immunitaires.

 CONCLUSION

Je pense que la CCE nous offre une alternative encourageante dans le traitement des douleurs et des états inflammatoires divers. Par cet effet, il permet de lutter aussi de façon plus générale contre les phénomènes de vieillissement tissulaire. Le stress étant parfaitement contrôlé et de

courte période, les bio stimulines sécrétées à la suite de l’exposition au froid extrême vont être utilisées à d’autres fins, c’est ce

qui explique les nombreux effets bénéfiques observés tant chez l’athlète que chez le patient. Nous sommes encore très loin d’avoir éclairci les mécanismes d’action. Cela étant dit, après avoir écarté les contre-

indications éventuelles et en l’absence d’effets secondaires connus, la CCE mérite une recherche approfondie de ses nombreux avantages.

P.S. : une partie des informations a été

recueillie sur le site : sitemazer.campusinsep.com/info/froid.