L’épigénétique

L’épigénétique au delà de l’ADN

L’épigénétique correspond au domaine se focalisant sur toutes les modifications (ou facteurs) qui ne sont pas codées par la séquence  d’ADN. Elle régule l’activité des gènes en facilitant ou en empêchant leur expression. Elle est fondamentale car elle permet une lecture différente d’un même code génétique.

Elle explique les différences entre de vrais jumeaux.

«Nous sommes capables d’allonger notre espérance de vie et de nous prémunir contre certaines maladies à travers un changement de comportement et surtout d’habitudes»

On pensait nos gènes indifférents à l’environnement, se transformant seulement sous l’influence du fameux couple « hasard et nécessité». On pensait aussi que ce qui était écrit dans les gènes était inéluctable. Heureusement, les découvertes d’une nouvelle discipline, l’épigénétique, ont tout bouleversé: nous pouvons jouer sur nos gènes et dans certains cas, transmettre la modification à notre descendance. Nous sommes des héritiers, mais à partir de ce que nous avons reçu en héritage, nous nous réinventons. Nous gagnons ainsi en liberté et en responsabilité.

Nous pouvons agir sur nos gênes

L’ADN ne scelle donc pas aveuglément notre destin génétique: nous pouvons en quelque sorte le manipuler nous-mêmes et, agir sur notre santé et changer notre vie.

Imaginer le pouvoir que nous détenons sur le futur.

En effet des résultats de huit années de recherches, montrent que des interrupteurs chimiques «allument« ou «éteignent» nos gènes comme des ampoules électriques. sur «off», le gène ne fabrique plus les enzymes et protéines que son code lui assigne: il ne s’exprime plus.

Une des principales découvertes est que 85% de l’ADN que l’on appelait « ADN poubelle» faute de comprendre à quoi servait ce grand trou noir- joue un rôle-clé dans ces modulations. Ces 85% mettent en oeuvre une multitude de mécanismes, encore très mal connus, qui reviennent à greffer de petits blocs de protéines à des endroits précis de la spirale d’ADN, bloquant telle ou telle partie du code génétique. Dans l’autre sens, nous avons la capacité de stimuler l’activité et l’expression des gènes favorables. Et tout cela à portée de main et à moindre frais. A force de volonté et de discipline.

Les changements de mode de vie impactent plusieurs centaines de gènes. Mieux, il semble que nous puissions agir sur les «pare-chocs» à l’extrémité des chromosomes qui rallongent de 30%: ces télomères, qui s’usent inexorablement à mesure des divisions cellulaires, agissent comme une horloge biologique.  On peut affirmer aujourd’hui que toute mort avant 120 ans est prématurée. Parmi les changements de comportements souhaités, on cite: la restriction calorique, l’éviction de la pollution quelque soit, l’activité physique et la culture du bonheur ou mieux encore la «joie intérieure».

En fin de compte, notre mode de vie serait beaucoup plus efficace que n’importe quel traitement esthétique.
Quand on parait dix ans de moins, on vit dix ans de plus.